Les propositions de Grasse

Propositions des citoyens pour la gestion durable de l'eau

Proposition 1 :

Adapter le mobilier sanitaire, aussi bien dans les lieux publics que chez les particuliers, avec mélangeurs et détecteurs ou bouton au pied ou tirette à genoux, etc. pour faciliter l’arrêt de l’eau.

Précision des experts et élus :

C’est une très bonne proposition, cela se fait déjà dans le milieu hospitalier.

Reformulation consensuelle 1 :

Que la Ville de Grasse investisse dans des installations sanitaires publiques hygiéniques et économes en eau (mélangeurs, bouton à pied ou à genoux, infrarouge…).

Vote :

Unanimité

Reformulation consensuelle 2 :

Imposer au niveau national des normes de fabrications de la robinetterie concernant le débit, par exemple intégrer systématiquement un système de réduction du débit.

Vote :

Unanimité

 

Proposition 2 :

Avoir 2 réseaux d’eau, 1 pour l’alimentation et le second pour l’arrosage, le nettoyage (voirie, bateau, voiture…).

Précision des experts et élus :

Le principal frein est l’économie : le coût de la mise en place d’un double réseau là où il n’existe pas. Nous nous sommes posés la question pour les bornes incendies qui n’ont pas besoin d’eau potable. Cela représente un coût énorme. Il y a des doubles réseaux « historiques » qui ont été créés au début du siècle dernier. Ceux là ont été conservés. Le problème n’est pas ce que la commune ou la région ou l’état va payer pour ce type de travaux. Le problème est que de toute façon ce sera au citoyen de payer. Les décisions doivent êtres fermes, mais se prendre à petit pas. De plus, ici, nous sommes très loin d’être dans une culture de l’écologie. A Fribourg, il y a un quartier exemplaire, mais c’est une culture générale partagée par tous les citoyens de ce quartier. Ici, nous ne sommes pas prêts, il faut d’abord évaluer nos erreurs et convaincre nos concitoyens de réévaluer ces erreurs.

Débat :

- Pour :
Que signifie « c’est un problème économique » ? Ces types de travaux créent de l’activité économique. Nous pouvons faire le parallèle avec l’enjeu de l’énergie : le chantier des énergies renouvelables représente un nombre d’emplois potentiels impressionnant. Lorsque l’on parle d’économie pure et dure, l’on fait référence de façon positive à la croissance du PIB. Favoriser l’emploi et les entreprises par ces travaux serait bénéfique pour la croissance de l’économie française.

Proposition 3 :

Récupérer l’eau de pluie pour les sanitaires, l’arrosage...

Précision des experts et élus :

Ce type d’installation est laissé à l’initiative des particuliers. Il n’y a pas de subventions, comme pour les panneaux solaires, car le coût n’est pas assez élevé. De plus, une subvention supplémentaire signifie une augmentation d’impôts. S’il y a des subventions pour le photovoltaïque, c’est que la France est déficitaire en production d’électricité. Les coupures d’eau sont pour l’instant rares…

Débat :

- Pour :
Les subventions sont des mesures incitatives qui permettent d’orienter les choix des citoyens pour le bien commun. S’il y avait des subventions sur les récupérateurs d’eau de pluie, il y aurait beaucoup plus d’installations.

Reformulation consensuelle :

À l’instar de l’aide du SIVADES pour l’acquisition d’un composteur individuel, que l’intercommunalité ou le Syndicat aide les particuliers à s’équiper d’un récupérateur d’eau de pluie.

Vote :

80 % pour, 20 % ne se prononcent pas

Proposition 4 :

Interdire aux parfumeries de mettre leurs eaux de chimie aromatique dans les cours d’eau.

Précision des experts et élus :

Aujourd’hui la DRIRE intervient sur une base de normes drastiques. Les parfumeurs ont donc investi pour moderniser leurs installations. Ils ont pour obligation d’avoir un prétraitement qui met leurs eaux usées au niveau de pollution des eaux domestiques. Au Plan de Grasse, nous avons participé à une expérimentation sur les odeurs. Les citoyens du quartier ont envoyé leurs observations olfactives pendant un an. De la même façon si un rejet est signalé, les agents du service assainissement non collectif (SPANC) vont enquêter sur le terrain et si il y a pollution avérée, même si cela n’est pas facile, une mise en demeure est produite. En tout cas, sur le territoire de Grasse, Madame Nutini est au service de ses administrés pour faire respecter les lois sur l’eau. Donc contactez là en cas de pollutions sauvages.

Proposition 5 :

Évaluer la moyenne de consommation d’eau par habitant et, en fonction, trouver des mesures pour responsabiliser chaque consommateur, comme taxer la surconsommation, couper l’eau…

Précision des experts et élus :

Nous sommes revenu du « tout répressif ». L’incitation positive comme baisser le prix de l’eau aux personnes qui en consomment moins est bien plus efficace. Les communes peuvent décider de tranches tarifaires sur le volume consommé. Mais ce type de mesure doit s’accompagner d’informations et de sensibilisation des consommateurs. Le problème de notre région est l’habitat secondaire qui consomme très peu et qui va bénéficier d’installations sur-dimensionnées. Il bénéficiera d’un tarif bas, ce qui pourrait être inéquitable vis-à-vis des habitants. Un bémol est l’exemple de la tarification en Haute-Savoie des « tarifs gens du pays ». Rapidement les habitants saisonniers y ont opposé le principe d’équité au sens où tout le monde paye de façon égale, c’est l’égalité d’accès au service public.

Reformulation consensuelle :

Instaurer une facturation progressive (comme à Mouans-Sartoux) en l’accompagnant d’une campagne de sensibilisation.

Proposition 6 :

Lorsque l’on constate que le consommateur n’a pas un comportement suffisamment responsable, ne plus autoriser la mise sur le marché de produits polluants (lingettes…).

Précision des experts et élus :

Les lobbys font pression pour la mise sur le marché de produits polluants. Nous ne pouvons pas être sur un mode autoritaire. Il s’agit encore une fois de la responsabilité individuelle, par exemple tout le monde sait que les lingettes sont polluantes…

Proposition 7 :

Informer de la grande influence du régime alimentaire sur la consommation de l’eau, et faire la promotion du végétarisme (ou du moins de la diminution de la consommation de viande).

Proposition 8 :

Ne pas nettoyer tous les soirs les rues au jet d’eau.

Proposition 9 :

Valoriser les toilettes sèches.

Proposition 10 :

Éliminer les produits toxiques qui ne sont pas traités par les stations d’épurations (javel…).

Proposition 11 :

Faire des animations, des ateliers pédagogiques sur la gestion de l’eau des professionnels.

Proposition 12 :

Faire de la tarification différenciée de la distribution en eau, ce qui incite à l’économie.

Voir proposition 5

Proposition 13 :

Pratiquer un jardinage biologique : ne pas laisser le sol nu pour éviter l’évaporation, utiliser les insectes prédateurs adaptés pour éradiquer les pesticides, faire son compost pour amender la terre...

Proposition 14 :

Réfléchir avec bon sens sur la protection de la nature et le développement économique (zones protégées/zones à développer).

Proposition 15 :

Éduquer pour changer les comportements, par ex. recycler plus pour consommer moins d’eau.

Proposition 16 :

Baisser la taxe des ordures ménagère si le tri sélectif est bon.

Proposition 17 :

Faire plus de publicité sur les programmes de « développement durable » et leurs évènements pour qu’il y ait plus de personnes qui écoutent, proposent et expliquent.

Proposition 18 :

Associer les familles et créer des partenariats Mairie-Ecole-Collège-Lycée-Association sur les questions environnementales.

Proposition 19 :

Préserver les écosystèmes naturels pour les générations futures.

 
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